Retour dans les abysses,
Sur les pavés, son pas glisse alors que sur son visage un sourire s’esquisse.
Hybride.
Scintillent ses pupilles, alors que se dessinent le sillon de ses rides.
Il est des humains au fond sec tel une vieille sultanine.
Ils courent après une existence teintée d’illusions, vitamines et paniers emplis à profusion.
Elle songe au vide, au sombre qui ronge.
Tristes mensonges de ce monde
Qui creusent de blessures profondes.
La chaleur du gant enveloppe sa main mais le froid, par l’intérieur du corps, saisit ses phalanges.
Message d’un ange.
La mort à tout moment saisit le corps.
Alors l’âme lutte contre la lame de cette vague.
Son regard, le sol taggue.
Elle monte le son des écouteurs sur ses oreilles.
Elle se fond dans l’ailleurs, son esprit en rebond.
Elle serre le poing, relève le menton.
Les yeux dans le ciel, elle toise le destin.
Oh toi Univers, tant de choses vont de travers, alors elle met sa tête à l’envers.
Contre-courant, cheveux au vent.
Musique, tactique, abysses.
Elle écarte les bras, cadence le pas, oublie la douleur de ses doigts, synchronise le cœur.
Elle s’élève par-dessus la ville et ses lumières.
Elle décolle au-dessus du béton, vole sur le monde et son tumulte.
Elle écoute, dépose ses doutes.
Elle remercie de ressentir la beauté de l’invisible,
La magie d’une infinie poésie impréhensible.
Alignement, apaisement.
Le bonheur, silence intime et paisible du cœur.
Dans le chaos des fêtes qui grignotent la tête, elle a remporté sa guerre.
Sur "Retour dans les abysses" de Scylla
Ils se jettent, bille en tête, folles bêtes.
Sur les murs, mes mots.
Tels des rots je les dégueule, les vocifère.
Eclats que ma voix tait, rêves dont je crève.
Peurs où moisit mon cœur.
Mêlée à l’éther et à l’instant
Noyer mon être dans le moment…